Uhuru Kenyatta.

Daniel Arap Moi a présidé des années de répression et de troubles économiques au Kenya. Le pays observe un deuil national jusqu'à son enterrement, selon le désir du président, Kenyatta. Mais, malgré ses années de forte répression, les Kenyans ne gardent que son bon côté, la discipline avec la chicotte, l'amour pour le drapeau national, la pensée unique (la sienne), la parole unique (la sienne), etc. Résultat, le Kenya a gardé son rang dans le top 6 des grands pays africains, et ce dans tous les domaines. En somme, une bonne dictature qui a fait progresser le pays.

Le leader de l'opposition au Kenya, Raila Odinga, a énuméré, mardi, 5 septembre, devant la presse, une série de conditions à sa participation à l'élection présidentielle du 17 octobre, la date choisie par la Commission électorale après l'invalidation du scrutin du mois dernier.

L'élection présidentielle qui aura lieu le 8 août prochain commence dans un climat de terreur. Avec l'attaque de la résidence à l'arme lourde, ce samedi, 29 juillet, du vice-président kenyan, William Ruto, qui fait liste commune avec le président, Uhuru Kenyatta, on peut, d'ores et déjà, dire que les hostilités sont mal engagées. Et que le spectre d'il y a dix ans où les violences électorales avaient fait 1.100 morts, fin 2007-début 2008, plane, à nouveau, sur le Kenya.