Umaro Sissoco Embalo

Le président élu de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, a confirmé, mercredi, 26 février, dans un communiqué de presse, qu'il prendra ses fonctions, jeudi, 27 février, en tant que président de la République. La Cour suprême qui doit statuer en dernier recours sur la validité de sa victoire n'est pas de cet avis, tout comme la CEDEAO qui a demandé un recomptage des voix.

Evidemment, quand on est sponsorisé par un dictateur inamovible comme le Congolais, Denis Sassou-Nguesso, on ne peut que crier victoire trop tôt. Le candidat, Umaro Sissoco Embalo, a, donc, tiré plus vite que Lucky Luke. Conséquence, la CEDEAO, qui supervise, depuis de longues années, le processus visant à restabiliser le processus politique et démocratique en Guinée-Bissau, impose aux deux parties de remettre la balle à terre, en procédant au ré-comptage des bulletins de vote, en sa présence, seule façon crédible de départager les deux camps. Il faut ajouter que Sassou-Nguesso ne peut soutenir un candidat et lui conseiller d'être transparent. Cela n'existe pas dans son ADN ; lui-même Sassou n'a, jamais, gagné une élection présidentielle à la régulière. Comment en serait-il autrement pour son poulain Embalo qui, sans attendre le verdict de la Cour suprême, avait couru, à Brazzaville, remercier Sassou à haute voix, avant de dire Merci à ses propres électeurs en Guinée Bissau ?