Union Africaine

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), organisation qui abrite le syndicat de chefs d'Etat et de gouvernement africains, a levé, vendredi, 9 octobre, la suspension du Mali de l'organisation continentale, imposée le 19 août au lendemain du coup d'état ayant renversé le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta. Cette suspension est automatique en Afrique : dès qu'il y a un coup d'état dans un pays, l'UA ne cherche même pas à savoir ce qui s'est passé. Elle suspend, immédiatement, le pays de ses instances même si le coup d'état effectué est salvateur. En procédant ainsi, les dirigeants africains ont cherché à se protéger en mettant en place ce dispositif de dissuasion. Mais, empêche-t-il réellement un militaire de chasser un président par les armes ? Que non !

Au Mali, depuis le 18 août, le pouvoir n'est plus entre les mains d'IBK (Ibrahim Boubacar Keïta) dont la mal-gouvernance était dénoncée par tout le peuple malien y compris par les députés de sa propre majorité. Son incompétence est symbolisée par deux chiffres : 7 ans de pouvoir, 7 premiers ministres. Une (contre)performance à inscrire dans le livre des records. Heureusement qu'Allah est grand ! Le pouvoir, désormais, est entre les mains du peuple. Ce peuple s'appelle l'armée à travers le CNSP (Conseil national de salut public), le Mouvement du 5 juin, l'opposition et la société civile. Et c'est à ce moment que l'Union africaine vient jouer les trouble-fête, après l'échec patent de la CEDEAO à ramener le calme au Mali. On ne voit pas pourquoi, après avoir été absente (comme d'habitude) pendant que le peuple manifestait sa souffrance et son dégoût de cette mal-gouvernance, dans la rue, l'Union africaine vient, aujourd'hui, fourrer, grossièrement, son nez dans les affaires du Mali, en le suspendant de ses instances et en exigeant le rétablissement d'un pouvoir constitutionnel. De quoi je me mêle ? Il en est de même de la CEDEAO qui est actuellement dirigée en sous-main par Alassane Ouattara via son président de la Commission, Jean-Claude Kassi Brou. La CEDEAO demande le rétablissement d'IBK dans ses fonctions. C'est une totale méconnaissance de la situation qui prévaut au Mali. Mais, une fois de plus, Ouattara est à la manoeuvre. IBK ne retrouvera pas ses fonctions. Y en a marre de contourner les textes de loi à des fins de pouvoir personnel au Mali comme ailleurs en Afrique. L'Union africaine (si elle veut être prise au sérieux un jour en Afrique) doit être à l'écoute des peuples d'Afrique, surtout, quand ils manifestent leur mécontentement à l'endroit d'un pouvoir autocratique. C'est par exemple le cas aujourd'hui en Côte d'Ivoire où Alassane Ouattara, après avoir fait ses deux mandats, veut s'accrocher au pouvoir, en faisant un 3e, puis, un 4e mandat, que le peuple rejette catégoriquement. Le troisième mandat de Ouattara ne passera pas (point). Paroles du peuple de Côte d'Ivoire dans sa majorité. Si l'Union africaine se veut utile, c'est aujourd'hui qu'elle doit intervenir dans ce pays en ramenant Ouattara à la raison. Elle peut le faire par un communiqué public pour prendre date. Si elle ne le fait pas, qu'elle ne s'invite pas demain, en donneuse de leçon, quand la situation aura dégénéré. Car le peuple est décidé à barrer la route au 3e mandat de Ouattara. Message transmis au président en exercice, Cyril Ramaphosa, et au président de de la Commission, Moussa Faki Mahamat.

Désormais, dans les relations Afrique-Chine, il y aura, l'avant et l'après-Covid-19. Demain et après-demain, quand le président chinois, Xi Jinping, s'adressant aux chefs d'Etat africain, leur donnera de son démagogique « Mes Chers Frères », comme s'il était nègre comme eux, on ne le prendra plus au sérieux. Même si la Chine est loin de l'histoire coloniale de l'Afrique, le racisme des Chinois est du même ressort que celui des Occidentaux. Pour les uns comme pour les autres, c'est le très riche sous-sol africain qui les intéresse, sans oublier, les essences forestières, mais, pas l'amitié et la fraternité entre les peuples, comme on aurait pu penser des Chinois.

Le Bureau de l'Assemblée des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) a décidé de créer un Fonds continental anti-COVID-19, qui sera utilisé dans la lutte contre l'épidémie du nouveau coronavirus en Afrique. Si ceci n'explique pas cela, on note que ce Fonds est créé au moment où le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, suit un confinement de quatorze jours bien que n'étant pas malade, après avoir été en contact avec un de ses conseillers atteint par la maladie.

Lâché de toutes parts, de plus en plus, isolé, Alpha Condé, reporte le référendum constitutionnel et le scrutin législatif. Objectif : se donner deux semaines supplémentaires pour évaluer le pour et le contre de son jusqu'au boutisme, et surtout, compter les amis (les vrais) qui lui restent et voir s'ils peuvent le sauver.

Dans le cadre du 33eme Sommet de l'Union  africaine (UA), le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, le professeur, Robert Dussey, qui représentait le président, Faure Essozimna Gnassingbé, empêché, a présenté, lundi, 10 février, devant la grande assistance des chefs d'Etat et de gouvernement, une importante communication au nom du chef de l'Etat du Togo, portant sur le lancement de la « Décennie des racines et des diasporas africaines ». C'est un ambitieux programme à la fois politique, économique et culturel, qui englobe, non seulement, le (traditionnel) retour aux sources des vieilles et récentes diasporas africaines éparpillées de par le monde, mais aussi, leurs capacités à accompagner de multiples façons, l'émergence de ce continent qui les a vu naître, eux ou leurs ancêtres, et sans lequel ils ne seraient pas ce qu'ils sont aujourd'hui. Comme il faut battre le fer quand il est chaud, le Togo, sous l'égide de l'UA, va accueillir, très rapidement, le premier « Forum économique des diasporas africaines ». Ainsi, le train sera lancé.

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, effectue, actuellement, une visite de 24h, à Lomé. Il a entrepris une tournée africaine qui l'a, déjà, conduit en Guinée et au Ghana, et qui va se poursuivre dans d'autres pays d'Afrique de l'Ouest dont le Nigeria, la première puissance économique du continent, juste avant l'Afrique du Sud. Cette tournée se situe dans le cadre d’une campagne de lobbying destinée à assurer l’élection du chef de l’Etat sud-africain à la tête de l’Union africaine (UA), en janvier 2020, à Addis Abeba.

La première conférence régionale africaine de haut niveau sur la lutte antiterroriste s'est terminée, jeudi, 11 juillet, à Nairobi, avec l'adoption de plusieurs résolutions visant à relancer la guerre contre le terrorisme, qui menace le progrès et la stabilité économiques du continent.

Les pays de l'Union africaine (UA) ont lancé, dimanche, 7 juillet, en fin de journée, à Niamey, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC), qui doit constituer un pas vers la " paix et la prospérité en Afrique". La ZLEC aura son siège à Accra, au Ghana, et lancera ses activités très prochainement. Celles-ci consisteront à harmoniser les règlements entre Etats pour permettre le fonctionnement du processus.

Présidé (ce mois de juillet) par le chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, le Conseil de paix et de sécurité en sa 857ème  réunion, tenue le 5 juillet 2019, sur la situation en Libye et le sort des migrants africains en Libye, a fait une sortie qui montre que l'Afrique est horrifiée par ce qui se passe dans ce pays jadis prospère. Et surtout, il presse le Conseil de sécurité d'arrêter les tueries en Libye et d'aider au redémarrage de ce pays.

Un nouveau souffle d'espoir a envahi les rues de Khartoum, vendredi, 5 juillet, après un accord entre le pouvoir et la contestation sur une instance de transition, premier signe de sortie de crise après des mois de tensions au Soudan. Cet accord tiendra-t-il la route ?

L'Union africaine (UA) a appelé, mardi, 11 juin, les pays membres à davantage d'efforts pour promouvoir la ratification du protocole au traité instituant la Communauté économique africaine sur la libre circulation des personnes. Mais, pour réussir cette ratification, qui n'est pas une opération facile, il faudra entreprendre une vaste campagne de pédagogie et d'explication à l'endroit de toutes les sous-régions africaines. Car le problème est général et montre le retard pris par les pays africains pour assurer le succès de l'intégration économique et du libre échange dans le cadre de la ZLEC (Zone de libre échange continental) qu'ils appellent de toutes leurs forces.

L'Union africaine (UA) a annoncé, jeudi, 6 juin, suspendre, avec effet immédiat, le Soudan de l'organisation panafricaine, jusqu'à la création d'une autorité civile de transition dans ce pays confronté à une escalade de la violence.

Huawei et l'Union africaine (UA) ont signé, vendredi, 31 mai, par l'intermédiaire de Thomas Kwesi Quartey, vice-président de la Commission de l'UA, et Philippe Wang, vice-président de Huawei pour la région Afrique du Nord, un protocole d'accord pour consolider leur collaboration et établir les dispositions nécessaires pour assurer une coopération efficace en matière de TIC. L'objectif principal du protocole d'accord est de renforcer leur partenariat dans les 5 domaines suivants : le haut débit, l’Internet des Objets (IoT), le Cloud Computing, la 5G et l’intelligence artificielle.

La Zone de libre-échange continentale (ZLEC), projet phare de l'Union africaine (UA) en vue de l'émancipation économique du continent, est entrée en vigueur, jeudi, 30 mai, avec pour but, d'augmenter le commerce intra-africain de 60% d'ici 2022.

Pour le retour de la normalité en Libye, chacun y va de sa propre recette. Comme on peut le voir, détruire a été très (très) facile. Aujourd'hui, reconstruire ce qui a été (facilement) détruit, hier, s'avère très (très) compliqué. Maître d'oeuvre de cette destruction, la France de Nicolas Sarkozy se montre, particulièrement, impuissante pour corriger une situation dont la très prospère Libye du colonel Kadhafi, n'avait guère besoin. C'est ainsi que les initiatives pour faire revenir la paix et la stabilité dans ce pays se suivent et se ressemblent dans leur inconsistance. Pendant ce temps, les populations vivent, toujours, dans la souffrance quand elles ne se meurent pas. C'est dans cet élan que le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a proposé, lui aussi, son propre plan de sortie de crise en Libye, lundi, 1er avril, qui consiste en la tenue d'une conférence nationale de réconciliation. L'UA insiste, cependant, sur le fait que la solution aux questions libyennes doit être, avant tout, le fait des Libyens et des Africains, avant d'être le fait des autres. Il sait de quoi il parle.

L'Union africaine (UA) a appelé, samedi, 30 mars, les parties en présence aux Comores à "faire preuve de la plus grande retenue", alors que les douze candidats de l'opposition contestent la réélection du président Azali Assoumani. Le président de la Commission de l'UA, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat, invite les contestataires à ne pas se faire justice, eux-mêmes, mais, à suivre les voies de recours prévues par le code électoral.

Après la signature de l'accord de paix, à Khartoum, puis, à Bangui, début février dernier, le 8e accord de paix du genre, les acteurs à la crise centrafricaine sont, à nouveau, réunis, à Addis Abeba, pour tenter de sauver cet accord, déjà, remis en question à cause de la « non-inclusivité » du gouvernement formé par le premier ministre, Firmin Ngrebada, dont la tête est mise à prix par onze des quatorze mouvements rebelles signataires. A Bangui, on retient son souffle d'autant plus que le président, Faustin-Archange Touadéra, est invité par les belligérants à devenir, lui-même, leur nouvel et unique interlocuteur. Que compte faire l'Union africaine, facilitateur de cette nouvelle crise ?

Le candidat de l'opposition, Martin Fayulu, qui revendique la victoire à l'élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC), a proposé "de refaire les élections dans un délai de six mois", dans une lettre adressée aux dirigeants de l'Union africaine (UA) réunis en Sommet, à Addis Abeba, les 10 et 11 février. Une requête qui a mis bien de chefs d'Etat dans l'embarras, le président de l'UA de l'époque, le Rwandais, Paul Kagame, ayant cherché, en son temps, à initier une mission de bons offices, à Kinshasa, avant la prestation de serment du candidat déclaré par la CENI, à savoir, Félix Tshisekedi. La démarche de Paul Kagame se fondait sur le fait que la CENI n'avait pas désigné le véritable vainqueur de l'élection qui était non pas Tshisekedi mais Martin Fayulu. C'est ce dernier que l'épiscopat rdcongolais qui avait plus de 40.000 observateurs sur le terrain, avait, aussi, désigné comme vainqueur. Mais par la suite, le pays a fait confiance dans ses institutions officielles chargées d'organiser les élections, et a proclamé et investi Félix Tshisekedi président élu de la RDCongo. Mais, jusqu'à ce jour, Martin Fayulu conteste ce verdict.

La présidence en exercice de l'Union africaine (UA) a changé de main, dimanche, 10 février, à Addis Abeba. Le Rwandais, Paul Kagame, a passé le témoin à son homologue de l'Egypte, Abdel Fattah al-Sissi, pour un an. Le nouveau président aura une année particulièrement chargée. Après une présidence, extrêmement, active de Paul Kagame placée sous le sceau des réformes, son successeur devrait axer son action sur la sécurité, le maintien de la paix, et la reconstruction post-conflit. Le dossier libyen où se divise l'Afrique et au sein duquel l'Egypte, principal soutien du maréchal, Haftar, conserve une influence forte, sera l'une de ses principales préoccupations avec l'organisation des élections devant permettre le redémarrage du pays. Enfin, il y aura l'organisation de la CAN 2019 à 24 équipes en juin-juillet dans un contexte sécuritaire fragile. C'est beaucoup de dossiers que devra gérer le nouveau président. Mais, visiblement, il n'en est pas du tout impressionné.