Union Africaine

Le Maroc et plusieurs pays arabes ont quitté le Sommet Union africaine/Ligue arabe, qui se tenait mercredi, 23 novembre, à Malabo, en Guinée équatoriale, pour protester contre la présence d'une délégation du Front Polisario. Un spectaculaire coup d'éclat qui a fait échouer le Sommet de Malabo, au grand désarroi des dirigeants africains.

L'action de son premier ministre et de son ministre des Affaires étrangères, n'ont pas suffi. La lettre du roi lue au Sommet de l'Union africaine (UA), en juillet dernier, à Kigali, a montré la volonté du Maroc de revenir dans l'Union africaine (UA), mais, sans plus. Cette fois, le roi a pris le dossier, lui-même, en main. Il y donne de sa personne, en terminant un mini-périple continental par le Sénégal, fer de lance des pays africains qui demandent, activement, le retour du royaume chérifien dans l'organisation continentale.

Une trentaine de pays africains ont adopté, samedi, 15 octobre, à Lomé, une Charte contraignante sur la sûreté et la sécurité maritimes. Ce texte initié par le Togo a été validé lors du Sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA). Désormais, un vaste chantier s'ouvre pour l'Afrique, qui ambitionne de prendre en main l'avenir de ses mers et océans. Avec cet instrument juridique qu'il faudra, rapidement, compléter en ajoutant les remarques formulées par certains Etats, et ratifier (comme tout accord de ce genre), c'est un autre défi que se lance l'Afrique. Le Togo, à la tête d'un groupe d'une quinzaine de pays, va continuer cette bataille qu'elle mène, déjà, si bien, depuis deux ans.

Réunis, pour la première fois, ce jeudi matin, 13 octobre, les ministres africains des Affaires étrangères ont adopté, par consensus, à Lomé, le projet de Charte à faire signer aux chefs d'Etat et de gouvernement, samedi, 15 octobre.

La compétition en vue de l'élection du futur président de la Commission de l'Union africaine (UA) risque de connaître deux candidats issus de la même sous-région. En dehors du candidat équato-guinéen dont l'élection ne s'est pas faite en juillet, à Kigali, on comptera, aussi, un candidat tchadien, ce qui risque de mettre la solidarité des pays de la CEMAC à rude épreuve.

Le Togo accueille du 10 au 15 octobre prochain le Sommet sur « La sûreté et la sécurité maritimes et le développement en Afrique ». A moins de 40 jours de l'ouverture de cette grande rencontre, le niveau de préparation de la Commission nationale chargée de la préparation matérielle et logistique est conforme au chronogramme préétabli.

Afriqueeducation.com vous l'a annoncé hier : le président en exercice de l'Union africaine, Idriss Déby Itno, éprouve beaucoup de difficultés pour constituer un groupe de haut niveau de chefs d'Etat devant assurer la médiation au Gabon. Pour cacher son échec, il se dit fatigué après sa participation au Sommet du G 20 en Chine.

Il est écrit dans la Bible que : « Qui crache en l'air retombe sur son visage ». Peut-être que le président en exercice de l'Union africaine (UA), Idriss Déby Itno, musulman de son état, ne connaît-il pas ce passage biblique puisqu'il n'existerait pas son équivalent dans le Saint Coran. Qu'importe ! La traduction n'est pas compliquée : après avoir fourni des mercenaires à Bongo Ondimba Ali (BOA) pour participer à des massacres (« 50 à 100 morts » selon Jean Ping), Idriss Déby Itno ne peut plus s'afficher comme facilitateur : il est juge et partie, pour certains chefs d'Etat africains contactés.

A quelques heures de l'arrivée de la Mission de haut niveau de l'Union africaine (UA), à Libreville, la Haute-Représentante/Vice-Présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini, et le Commissaire à la Coopération internationale et au Développement, Neven Mimica, rappellent la position de l'Union européenne (UE) qui est la même que celle du Conseil de sécurité des Nations-Unies, des Etats-Unis et de la France.

La haine que Bongo Ondimba Ali (BOA) voue à Jean Ping alors que même la nature aurait voulu les voir réunis, ne date pas d'aujourd'hui. Sans trop écrire sur leurs relations, voici quelques deux faits qui montrent que le candidat des émergents ne récolte que s'il a semé (de mal) par le passé.

Le débat sur le retour du Maroc dans l'Union africaine (UA) continue de faire rage, surtout, que le lobby des 28 pays africains qui appuient cette mesure royale, demande que la République arabe saharouie démocratique (RASD) soit suspendue de l'organisation panafricaine. Et si le message de Mohammed VI, aux participants au Sommet de Kigali, n'était que la partie émergée de l'iceberg ?

Après 32 ans d'absence délibérée, le Maroc demande la réintégration dans l'Union africaine où trône, depuis son départ, la République arabe saharouie démocratique (RASD). Mais, au lieu de venir reprendre, tranquillement, sa place, il exige que son retour entraîne de facto la suspension de la RASD de l'organisation. Niet, répondent les soutiens de la RASD dont l'Algérie, l'Afrique du Sud, le Nigeria et l'Angola entre autres. A l'appui de sa demande, le Maroc a quelques arguments à faire valoir.

La République arabe saharouie démocratique (RASD) est bien membre de l'Union africaine, la raison de la sortie du Maroc, en 1984, de l'OUA. Avec de puissants appuis comme l'Algérie et l'Afrique du Sud, la RASD ne fait que consolider ses positions au sein de l'organisation continentale. Le Maroc avait, dans ces conditions, grand intérêt à ne plus accentuer son isolement diplomatique.

La présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Xhosazana Dlamini-Zuma, n'est pas candidate à sa propre succession. Elle quittera son poste à la tête de l'organisation panafricaine en juillet.

Le président du Tchad, Idriss Déby Itno, est le nouveau président en exercice de l'Union africaine, à partir de ce matin, et ce pour un an. Il succède à ce poste à Robert Mugabe du Zimbabwe.

Après avoir quitté la Banque africaine de développement (BAD), avec un bilan fort élogieux, au terme de dix années de bons et de loyaux services, le Rwandais, Donald Kaberuka, va continuer à servir l'Afrique, cette fois, comme Haut représentant pour le Fonds de la paix de l'Union africaine (UA).

C'est avec une forte délégation, conduite par son président, Akinwumi Adesina, que la Banque africaine de développement (BAD), participe à la COP 21, depuis, lundi 30 novembre. La BAD, selon son président, est venue pour défendre les intérêts de l'Afrique et des Africains.

L'ancien président du Mali et actuel émissaire de l'Union africaine, Alpha Oumar Konaré, s'est entretenu, début de cette semaine, du Soudan du Sud, au Rwanda, avec le président, Paul Kagame.