USN

Des années d'implantation et la situation de terrorisme ne change guère, les djihadistes continuant de se comporter comme s'ils n'étaient nullement sous pression, en organisant des tueries sur des populations civiles et même sur les forces de défense et de sécurité. A se demander à quoi servent, réellement, les bases militaires que certains pays accueillent, avec l'espoir d'éradiquer la menace terroriste. Que non ! Ces bases sont un moyen pour les pays concernés de mieux s'installer dans le pays où, sous le couvert de la lutte antiterroriste, ils se repositionnent (ou se positionnent) dans le cadre de leur géostratégie et de leur géopolitique d'ensemble, avec une vision affirmée sur le contrôle et l'exploitation des ressources naturelles dudit pays. Car une puissance militaire qui implante une base militaire dans un pays comme le Niger a des facilités de fait pour favoriser la signature de contrats en faveur des grands groupes industriels pétroliers, gaziers et miniers de son pays. En cela, le Niger ne fait pas exception à cette règle.

Personne n'a perdu la face. L'honneur de chacun est sauf. En flèche dans la négociation, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a vite pris les choses en main, en rencontrant, personnellement, la direction de l'Union des scolaires nigériens (USN), ce qui a permis d'aboutir à une solution assez rapidement.

Le président du Niger est de confession musulmane. S'il était chrétien, on aurait pu, peut-être, penser qu'en rencontrant les leaders estudiantins, samedi, 15 avril, il a été influencé par la résurrection de Jésus-Christ en cette période de Pâques. Non, Mahamadou Issoufou est un homme politique qui a, tout simplement, le bon sens des choses. Il connaît la valeur des symboles politiques. Et au Niger, l'USN (Union des scolaires nigériens), n'est pas rien.