Valeurs actuelles

Ils ne vont pas s'en sortir avec si peu. Depuis samedi, 29 août, le directeur et le directeur-adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles, ce magazine d'extrême-droite, parcourent les rédactions parisiennes pour essayer d'éteindre l'incendie provoqué par leur racisme qu'ils viennent d'étaler au grand jour, dans le dernier numéro de leur magazine où la députée de la France Insoumise, Danièle Obono, est traitée sur huit pages d'esclave. Pas moins. Pour avoir le courage d'une telle publication, il faut soi-même avoir des idées bien arrêtées sur le racisme et ne pas s'en démordre. Comme on sait, Honorable, Danièle Obono, n'a pas encore porté plainte (elle étudie encore une telle possibilité au pénal avec son parti), mais c'est la justice elle-même qui s'est saisie de l'affaire. Car elle est trop (trop) grave. Les choses se passent, aujourd'hui, comme si certaines personnes voulaient détruire la France, ce pays que beaucoup envient à l'étranger.

Danièle Obono est haïe au sein d'une certaine opinion française. Mais, elle est aussi très aimée. Députée de la 17e circonscription de Paris (ce qui n'est pas à la portée de ceux qui l'insultent aujourd'hui dans le magazine Valeurs actuelles), elle fait honneur à la France, cette France multiculturelle bleu-blanc-rouge, black-blanc-beur, qui a gagné deux fois la coupe du monde de football en 1998 et en 2018, et qui porte très haut les valeurs de la France dans le monde.