Afrique

Selon l’UNESCO, le commerce illicite de biens culturels représente près de 10 milliards de dollars chaque année. Une manne incroyable qui fait le bonheur des seuls trafiquants. Ce trafic, alimenté par le pillage parfois très organisé de zones archéologiques, constitue une source de financement majeure d’organisations criminelles et terroristes et dépossède les peuples de leur histoire et de leur identité. Comment y mettre fin ou tout au moins le réduire ?

Lorsque certains régimes (pouvoir temporel) sont interpellés par des représentants du pouvoir spirituel, ils ne manquent pas de réagir en citant la fameuse phrase de Jésus : “Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu” (Mt 22, 21). Une phrase qu’ils interprètent de la manière suivante : les “curés’” devraient se contenter de prier pour la paix au lieu de se prononcer sur les affaires de la Cité qui, d’après eux, reviennent aux politiques. Plus grave encore, on a le sentiment que, pour eux, quiconque “s’oppose à leur autorité résiste [automatiquement] à l’ordre que Dieu a établi” (Rm 13, 2). Ont-ils raison ? Jésus recommande-t-il une obéissance aveugle ou absolue aux autorités ? Interdit-il de résister aux dirigeants qui foulent aux pieds la justice et l’équité ?

L'UNESCO, en partenariat avec les gouvernements du Ghana, de la Norvège et du Royaume-Uni, organise une réunion virtuelle sur l'éducation dans le monde les 20 et 22 octobre. La réunion vise à obtenir des engagements de la part des dirigeants pour la protection du financement de l'éducation lors du redressement post-covid 19 et à parvenir à un consensus sur les actions prioritaires pour l'an prochain.

L'Occident est grave quand il se met à critiquer le pape. Son pape ! Le Très Saint-Père François n'a jamais caché de quel côté bat son cœur. Pour ceux qui ne le savent pas, celui-ci bat à gauche. Voilà pourquoi, plus que ses prédécesseurs, il est très sensible à l'injustice, à l'égoïsme, à l'intolérance, au refus de partager. Il est le dignitaire religieux le plus élevé au monde à avoir critiqué le ministre italien de l'Intérieur de l'extrême-droite qui refusait de recevoir les bateaux d'immigrants venus des pays qui fuient la misère et la pauvreté. Pour prêcher par le bon exemple, il est allé jusqu'à accueillir des familles de migrants dans les installations du Vatican. Son engagement en faveur des immigrés n'est donc pas nouveau. Il est dans sa tradition d'homme de Dieu, qui ne supporte pas la souffrance de son prochain.

Le numéro 490 d'octobre d'Afrique Education a été livré à notre distributeur, les MLP (Messageries lyonnaises de presse), mercredi, 30 septembre. Notre direction des ventes qu'assure la société Pagure Presse a prévu une mise en vente chez les marchands de journaux en date du vendredi, 2 octobre. Mais, en France et ce depuis quelques années, l'éditeur propose, le distributeur dispose. Du coup, le numéro d'octobre 2020 d'Afrique Education est resté bloqué dans les entrepôts des MLP par une grève des travailleurs. Les négociations se sont engagées et samedi, 3 octobre, notre directeur des ventes, Eric Boscher, nous a transmis l'information distribution suivante : « Chers éditeurs, Nous sommes parvenus à un accord. Le mouvement social est terminé. Le travail reprend sur nos 3 sites d'exploitation cette nuit, et se poursuivra demain. Le retard à résorber étant conséquent, nous vous remercions néanmoins de maintenir le décalage de vos livraisons à mardi 6 octobre, à l'exception des hebdomadaires que nous pourrons réceptionner dès demain » (fin du courrier de la direction commerciale des MLP).
Au final, le numéro 490 d'octobre 2020 d'Afrique Education sera mis en vente mardi, 6 octobre.
La presse écrite en France connaît un véritable tremblement de terre. La presse panafricaine, quant à elle, vit un tsunami, qui a tué presque tous les titres qui existaient avant la survenue du coronavirus. Ne continuent de paraître que les magazines les plus résistants. A condition d'adopter une périodicité réaliste si on opte pour la version papier. Conséquence, même les hebdomadaires papier d'hier sont devenus des mensuels aujourd'hui.
Afrique Education, de son côté, avait anticipé la difficulté en abandonnant, opportunément, la périodicité bimensuelle en 2016 au profit de la périodicité mensuelle. Ce changement a été compensé par l'érection du site quotidien d'information www.afriqueeducation.com
Ces dispositions d'avant-garde ont (grâce à Dieu) permis à votre magazine préféré de survoler les difficultés provoquées par le coronavirus et d'être encore debout, prêt à affronter tête haute poitrine bombée l'année 2021, avec professionnalisme et responsabilité.
Nous vous invitons à savourer le contenu du numéro 490, surtout, les dossiers sur le Mali, le Congo-Brazzaville, et la Côte d'Ivoire, pays où l'élection va, par la force des choses, être reportée de plusieurs mois. Au moins.

La France ment à elle-même. Dans le secteur de l'aide au développement comme dans d'autres compartiments de sa coopération avec l'Afrique, elle est en chute libre. Pas dans les discours où son grand expert en communication et non banquier d'affaire de l'Elysée, réussit, souvent, devant ses homologues africains, à dire comment Paul est bien habillé alors que tout le monde le voit tout nu. Le Projet de loi de finances (PLF) pour 2021 n'échappe pas à cette démagogie ambiante qui se transmet de président en président, qu'ils soient de droite, de gauche, du centre, en attendant l'extrême-droite. Présenté au Conseil des ministres, le PLF prévoit une hausse de 680 millions d'euros pour les crédits dédiés à la mission de l'Aide publique au développement (APD) et au Fonds de solidarté pour le développement (FSD). C'est juste de la poudre aux yeux quand on sait que la crise mondiale due au coronavirus a changé, nettement, la donne avec un impact social et économique massif sur les pays africains. Ce qu'il y a lieu de faire, c'est une action digne de ce nom sur la dette des pays les plus pauvres, et une révision de l'APD à la hausse. Mais de cela, le jeune président est totalement incapable.

Le coronavirus qui sévit actuellement un peu partout dans le monde a déjà fait plus de 29 millions de cas et est responsable d'au moins 937.000 décès. Alors que les « grands » infectiologues et épidémiologistes du monde y prédisaient la catastrophe, l'Afrique s'en sort presqu'indemne et convie plutôt le reste du monde à venir suivre le traitement chez elle. Mieux, on ne trouve aucun pays africain dans les critères les plus fâcheux retenus pour caractériser cette maudite maladie. A titre d'exemple, zéro pays africain parmi les 10 pays qui ont le plus grand nombre de cas par million d'habitants ; zéro pays africain parmi les 10 pays qui comptabilisent le plus de morts ; zéro pays africain parmi les 10 pays qui ont le plus grand nombre de décès par million d'habitants ; zéro pays africain parmi les 10 pays qui ont le plus de cas actifs ce mardi 15 septembre 2020. En Afrique, beaucoup de pays ont réussi à dompter le coronavirus même s'ils continuent d'adopter des mesures barrières au niveau de leurs populations. Le Cameroun est le premier pays à déclarer avoir vaincu le coronavirus. L'église catholique locale a participé à cette aventure et l'a même rendu possible.
Le 25 avril, Mgr Samuel Kléda, archevêque de Douala et naturopathe depuis une trentaine d'années, déclarait à Douala : « Quand quelqu'un présente des symptômes, nous prescrivons un traitement et la personne est guérie. Ou tout au moins, la souffrance et les douleurs cessent. Il est encore difficile de conclure que nous avons mis sur pied un traitement contre le coronavirus. A l'heure où nous en sommes, nous sommes très sollicités. Mais je me suis organisé. Nous avons notre coordinateur diocésain pour l'Archidiocèse de Douala qui m'assiste. Je prépare le traitement (ELIXIR COVID et ADSAK COVID), et c'est lui qui reçoit les malades et leur donne ce traitement. Nous ne prenons rien à personne. Nous le donnons gratuitement. C'est notre manière de participer au soulagement de la souffrance des gens. Si ce que nous apportons peut contribuer à la recherche sur la maladie, tant mieux ». Voilà ce que l'archevêque avait annoncé en avril quand il se lançait dans cette recherche du traitement. Pour avoir accès à son traitement, le malade devait se présenter auprès d'une structure catholique de santé muni d'un test covid-19 positif réalisé par les laboratoires sous le contrôle du ministère de la Santé.
Mais, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. La preuve.
Jeudi 10 septembre, le même Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala, a organisé une autre rencontre avec la presse pour annoncer que le coronavirus, cette fois, était vaincu : « Nous avons vaincu le coronavirus », a-t-il tout bonnement lancé pendant ce point de presse, jeudi, 10 septembre, à Douala.
Après avoir indiqué que les hôpitaux catholiques du Cameroun étaient, désespérément, à la recherche d'introuvables malades covid-19, Mgr Samuel Kléda (notre photo), a déclaré avoir guéri plus de 9.000 malades covid-19 (contre zéro mort) parmi lesquels on comptait des malades venus d'Europe, d'Amérique, d'Asie et même d'autres pays africains. Et que, désormais, il s'attelait à travailler avec des laboratoires étrangers pour rendre son traitement disponible plus facilement.

Les promesses électorales ne valent que pour ceux qui y croient. “J’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et de transférer le pouvoir à une jeune génération.” Ces propos tenus devant les députés et sénateurs ivoiriens réunis, à Yamoussoukro, le 5 mars 2020, et pour lesquels il reçut, immédiatement, les chaleureuses félicitations d’Emmanuel Macron, Alassane Ouattara les a reniés le 6 août, veille de la fête nationale. Que vaut la parole présidentielle en Côte d'Ivoire ?

Ils ne vont pas s'en sortir avec si peu. Depuis samedi, 29 août, le directeur et le directeur-adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles, ce magazine d'extrême-droite, parcourent les rédactions parisiennes pour essayer d'éteindre l'incendie provoqué par leur racisme qu'ils viennent d'étaler au grand jour, dans le dernier numéro de leur magazine où la députée de la France Insoumise, Danièle Obono, est traitée sur huit pages d'esclave. Pas moins. Pour avoir le courage d'une telle publication, il faut soi-même avoir des idées bien arrêtées sur le racisme et ne pas s'en démordre. Comme on sait, Honorable, Danièle Obono, n'a pas encore porté plainte (elle étudie encore une telle possibilité au pénal avec son parti), mais c'est la justice elle-même qui s'est saisie de l'affaire. Car elle est trop (trop) grave. Les choses se passent, aujourd'hui, comme si certaines personnes voulaient détruire la France, ce pays que beaucoup envient à l'étranger.

Danièle Obono est haïe au sein d'une certaine opinion française. Mais, elle est aussi très aimée. Députée de la 17e circonscription de Paris (ce qui n'est pas à la portée de ceux qui l'insultent aujourd'hui dans le magazine Valeurs actuelles), elle fait honneur à la France, cette France multiculturelle bleu-blanc-rouge, black-blanc-beur, qui a gagné deux fois la coupe du monde de football en 1998 et en 2018, et qui porte très haut les valeurs de la France dans le monde.

On savait, depuis plusieurs mois, que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, ne pouvait passer un weekend, ensemble, avec son homologue français, Emmanuel Macron. Tant les relations entre les deux sont exécrables. Mais, on ignorait à quel point les deux chefs d'Etat se haïssent cordialement. Un nouveau point de cette escalade vient d'être franchie. Ce vendredi, 14 août, en effet, le gouvernement turc a accusé la France de se comporter « comme un caïd », et d'accentuer les tensions en Méditerranée orientale, après le renforcement de la présence militaire française dans cette zone où Ankara et Athènes s’opposent. Il faut dire que la France soutient la Grèce dans ce conflit.

La production de masse devrait suivre prochainement, a déclaré le président russe, dont une des deux filles aurait déjà été vaccinée. En fait, c'est depuis avril que certains Russes, triés sur le volet, se font vacciner contre le coronavirus. Il s'agit des milliardaires et autres personnalités de la nomenklatura russe, qui soutiennent le pouvoir de Vladimir Poutine.

Désormais, dans les relations Afrique-Chine, il y aura, l'avant et l'après-Covid-19. Demain et après-demain, quand le président chinois, Xi Jinping, s'adressant aux chefs d'Etat africain, leur donnera de son démagogique « Mes Chers Frères », comme s'il était nègre comme eux, on ne le prendra plus au sérieux. Même si la Chine est loin de l'histoire coloniale de l'Afrique, le racisme des Chinois est du même ressort que celui des Occidentaux. Pour les uns comme pour les autres, c'est le très riche sous-sol africain qui les intéresse, sans oublier, les essences forestières, mais, pas l'amitié et la fraternité entre les peuples, comme on aurait pu penser des Chinois.

Emmanuel Macron est en train de se demander pourquoi son ami et grand conseiller du moment, l'ancien président, Nicolas Sarkozy, demande avec insistance à l'un de ses hommes d'affaires préférés, le Breton, Vincent Bolloré, d'étendre son empire médiatique. Déjà propriétaire des chaînes de télévision, Canal + et Cnews, le papivore est, également, invité à acquérir le reste de l'empire médiatique d'Arnaud Lagardère, lui aussi, très proche de Nicolas Sarkozy. Il s'agit de la radio périphérique, Europe 1, et des hebdomadaires, Paris Match et Le Journal du Dimanche. Et Emmanuel Macron tout inquiet de se demander, « pourquoi tout ça » à deux années d'une périlleuse présidentielle ?

Disons-le tout net, la médecine traditionnelle ou médecine africaine ou pharmacopée traditionnelle, a produit (donne encore) les fruits de son efficacité. L'Afrique a déjoué tous les pronostics alarmants qui y annonçaient une hécatombe généralisée. Au contraire, non seulement, cette hécatombe n'a pas eu lieu, mais, l'Afrique est en position de montrer au reste du monde ce qu'il y a lieu de faire pour éviter les centaines, les milliers de morts Covid-19. Les Américains du Nord et du Sud où le coronavirus fait rage, n'ont qu'à se rapprocher des Africains pour voir comment eux, ils ont réussi à juguler, à maîtriser cette pandémie. Les scientifiques occidentaux ont beau dilué les succès de l'Afrique dans le fait que la chaleur aide beaucoup, et que les gestes barrières (que personne ne respecte d'ailleurs en Afrique), et le port du masque (qui ne fait pas partie des habitudes des Africains), font les miracles, etc.. Faux et doublement faux ! Tous les observateurs de bon sens reconnaissent que, aujourd'hui comme demain, le coronavirus ne fera pas de mal sur le continent africain parce que, pour la première fois, les pays de ce continent ont pris leur (total) destin en main en faisant confiance, pour la toute première fois, à leur propre médecine (médecine africaine, médecine traditionnelle, pharmacopée traditionnelle). Il manque seulement le courage politique aux dirigeants africains pour sauter le pas et généraliser cette médecine, qui, disons-le, soignait avant l'arrivée des colonisateurs qui ont imposé la médecine occidentale, en intimant l'ordre aux Africains d'abandonner la leur.

Pour les cosmétiques pour peaux noires, le terme «Whitening » est, désormais, proscrit suite au contexte mondial des manifestations anti-racistes depuis l'assassinat, à Minneapolis, de George Floyd. C'est ainsi que plusieurs géants de l’industrie cosmétique tels que le numéro 1, l'Oréal, Unilever, Johnson and Johnson et Procter and Gambler, ont décidé de faire évoluer leur communication de manière éthique en retirant les termes Whitening, Lightening (Blanchissant), Fair (Clair) sur le packaging (emballage) de leurs produits.

Une nouvelle étude d’origine française soumise au British Medical Journal, met en évidence les coûts disproportionnés du confinement en termes sociaux, économiques et humains, dénonce une « escroquerie sanitaire », et pointe la responsabilité de l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

L’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) appelle à la plus grande vigilance après avoir été saisie de nombreux signalements d’escroquerie et de trafic illicite de biens culturels en provenance d’Afrique, réalisés sous le couvert de faux documents, en vertu desquels l’UNESCO autoriserait ce commerce et certifierait même la valeur de collections. 

Au nom de toute l'équipe qui fabrique Afrique Education, Merci d'avoir accepté de souffrir avec nous de l'absence du magazine chez les marchands de journaux. Trois mois sans nous lire, c'est beaucoup trop autant pour vous que pour nous.

Christophe Boisbouvier (RFI) et Marc Perelman (France 24) auraient contacté Laurent Gbagbo pour obtenir de lui une interview après l’assouplissement des restrictions, qui pesaient sur son acquittement du 15 janvier 2019 et l’ancien président ivoirien leur aurait répondu ceci : “Avant d’accorder une entrevue à un média français, vos rédactions doivent commencer par rétablir mon intégrité morale et ma réputation, qui ont été entachées pendant près de 20 ans de diabolisation contre les institutions ivoiriennes que j’ai gouvernées. Diffusez, pendant quelques jours, la décision de la justice française, qui a condamné le journal “Le Monde” [en 2006] pour avoir accusé mon épouse, Simone Gbagbo, d’avoir orchestré les escadrons de la mort pendant mon mandat. Rétablissez notre honneur que vous avez traîné dans la boue. Ensuite, je jugerai s’il est opportun de vous consacrer cette interview.”