Afrique

La reconnaissance des crimes contre l'humanité, pendant l'esclavage, la colonisation et la néo-colonisation, est la seule et unique façon de laver à l'eau pure, les très mauvaises relations actuelles que la France entretient avec ses anciennes colonies d'Afrique. On n'a jamais voulu savoir pourquoi l'image de la France en Afrique est aussi mauvaise ? On n'explique pas le désintérêt toujours croissant des Africains à l'endroit de la France, jadis, considérée comme la « mère patrie » ? Aujourd'hui, on n'est pas mécontent en Afrique que les Chinois prennent tout, et commencent, à y enseigner leur langue (à la place du français) et à utiliser leur monnaie (le yuan) dans des transactions commerciales en lieu et place du F CFA dont les Africains veulent se débarrasser. Bref, rien ne va plus entre Paris et ses anciennes possessions d'Afrique. Pendant la campagne présidentielle, le candidat, Emmanuel Macron, avait trouvé la bonne approche pour faire revenir la France dans le cœur des Africains. A Alger, il avait évoqué la possibilité de la repentance des crimes coloniaux, avant que le ciel ne lui tombe sur la tête une fois de retour à Paris. Pourtant, c'est la voie à suivre s'il veut retrouver une (vraie) place pour la France en Afrique. Egal à lui-même, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, l'y incite fortement.

Pour beaucoup de pays africains exportateurs d'immigrés, c'est tout bénéfique que cette catégorie de leurs ressortissants partent se débrouiller à l'étranger, à leur risque et péril. Ca fait moins de problèmes dans le pays. Le nombre sans cesse croissant de morts en Méditerranée ne les émeut pas outre mesure. Mais, si ces départs constituent un bon débarras pour ces régimes africains, les immigrés, eux, sont une réelle préoccupation pour les pays de transit que sont le Niger, la Libye, l'Algérie et le Maroc. Les drames vécus lors de difficiles traversées du désert et de la mer, interpellent tout le monde. Premier à s'en soucier, en Afrique, le roi du Maroc, Mohammed VI, tire, aujourd'hui, la sonnette d'alarme en essayant de susciter une réflexion sur ce phénomène, qui n'est que le reflet de l'absence de démocratie et de la mal-gouvernance, dans les pays concernés. Depuis janvier 2017, 100.000 Africains ont traversé la Méditerranée et 2.247 sont morts.

Depuis le début de l’année 2017, la diplomatie allemande multiplie les initiatives économiques en faveur du continent africain. Profitant de sa posture de présidente en exercice du G 20, dont le prochain Sommet est prévu, à Hambourg, les 07 et 08 juillet prochain, Angela Merkel, en recevant 9 chefs d’Etat du continent, à Berlin, les 12 et 13 juin, a confirmé son attachement à un partenariat fécond avec l’Afrique avec comme premier socle, la mise en œuvre d’un plan que d’aucuns ont qualifié de Plan Marshall pour l’Afrique.

Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, la solution à la réduction de moitié de la pauvreté, ne vient pas de la Banque mondiale, encore moins, du Fonds monétaire international, de la FAO, ni même du PNUD. Cette solution-miracle vient de l'Unesco.

A l'issue du Forum Inde-Afrique de 2015, le premier ministre indien, Narendra Moddi, avait annoncé l'octroi de crédits et de subventions d'ampleur, qui ont renforcé les liens entre les deux parties. Outre le Fonds de développement Inde-Afrique, le Fonds Inde-Afrique pour la santé et 50 000 bourses pour les étudiants africains en Inde ont été créés. A l'occasion des Assemblées Générales de la BAD (Banque africaine de développement), organisées, ce mois de mai, à Ahmedabad, en Inde, le partenariat entre l'Afrique, la BAD et l'Inde va connaître un nouvel essor.

L'Afrique vient de gagner une grande bataille, en plaçant un de ses fils à la direction générale de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) que briguaient bon nombre de candidats du Nord et de pays émergents. Pour une fois, l'union a la fait la force.

A l'occasion de l'Assemblée générale de Medef International qui s'est tenue, mercredi, 17 mai 2017, Medef et Medef International ont rappelé la priorité donnée au renforcement des partenariats avec le continent africain, dans lesquels les entreprises françaises sont engagées depuis plusieurs décennies.
Medef International et le Medef organiseront et participeront à plusieurs événements d'envergure dans les prochaines semaines sur le continent où ils vont, désormais, travailler sans leur « arrogance » habituelle. Car celle-ci ne paie plus.

Président de l'Université de Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), depuis 2016, le professeur, Georges Haddad, avait, déjà, présidé aux destinées de cette même université de 1989 à 1994. De l'avis du corps professoral, tous clivages confondus, il fut considéré comme un très bon président d'université. Pendant qu'il assurait cette charge, il présida, aussi, pendant deux ans, la conférence des présidents d'universités françaises. Par la suite, il fut appelé à l'Unesco par Federico Mayor pour l'aider à structurer l'enseignement supérieur mondial. C'est un très grand mathématicien, qui maîtrise, parfaitement, son sujet. Votre magazine s'est rapproché de lui pour connaître ce qu'il pense de l'Afrique et ce qu'il peut faire avec ce continent.

Ce que l'Occident fait subir à l'Afrique, ressemble à l'histoire de la Vigne de Naboth contenue dans les Saintes Ecritures. La force, la domination, la tromperie, la ruse, de l'Occident ont, toutes, une fin. L'Occident, depuis de la nuit des temps, a le droit de vie et de mort sur l'Afrique. Mais, il commence à être difficile sinon impossible d'empêcher les Africains à disposer d'eux-mêmes. Le système de “maître à esclave” sera, bientôt, derrière nous.

L'Unesco dirigée (jusqu'en novembre prochain) par la Bulgare, Irina Bokova, avait mené une guerre sans merci de plusieurs années contre l'adoption du Prix pour la science initié par le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Le prétexte du refus d'inscrire ce Prix sur la liste des distinctions de l'Unesco était fallacieux : « Obiang est un dictateur ». L'argent consacré au financement de ce Prix peut aider la jeunesse de son pays, criaient les pourfendeurs du Prix Obiang. Dans un mouvement d'ensemble, les 54 pays africains, dans le cadre de l'Union africaine, s'étaient mobilisés pour forcer la directrice générale à respecter la volonté populaire. L'Unesco, selon certains observateurs, voulaient confiner l'Afrique à des prix de seconde zone, du genre « droits de l'homme », « arts et musique », « lettres et poésie », etc., la science et la technique, restant du ressort de l'Occident.

C'est quoi la « colonisation mentale » ? En lisant cette œuvre de Fatou Diome, Le Ventre de l'Atlantique, on comprend ce qui se passe dans la tête d'un petit Africain. L'idée qu'il se fait de la France. Des images à mille lieux de la réalité malheureusement.

Des centaines de migrants le long des routes de migration en Afrique du Nord sont achetés et vendus sur des 'marchés d'esclaves' en Libye, ont déclaré des survivants à l'agence des Nations-Unies sur les migrations. Une révélation qui se passe de tout commentaire.

Cette année, les grèves se sont multipliées dans plusieurs pays africains avec la crainte qu'elles contraignent les dirigeants à déclarer 2017 année blanche. Bien sûr qu'on n'est pas dans les années 90 où plusieurs mouvements scolaires et universitaires, au demeurant, très politiques, avaient conduit à l'organisation des conférences nationales souveraines, mais, aujourd'hui, les revendications se focalisent sur l'amélioration de la gouvernance et des conditions de travail. Ils ne sont pas moins virulents que ceux des années 90. Afrique Education fait un tour d'horizon des négociations dans les principaux pays affectés par ces perturbations des systèmes éducatifs : Gabon, Cameroun, Togo, Tchad, Centrafrique, etc.

L'Union européenne ne sait plus quoi faire. Après plusieurs siècles de présence européenne sous formes d'esclavage, de colonisation et de néo-colonisation en Afrique, avec les résultats qu'on sait, c'est-à-dire, insignifiants, elle se résout, aujourd'hui, à dénoncer ceux qui viennent, d'autres cieux que l'Europe pour essayer, avec d'autres façons de faire. De quel droit ces Européens se permettent-ils de critiquer les partenariats que l'Afrique scelle avec les Non-Européens ?

Le professeur, Robert Dussey, chef de la diplomatie togolaise, est à Washington où il participe à la conférence annuelle de l'AIPAC (The American Israel Public Committee), avec 16.000 autres participants venus de tout le pays, mais aussi, le vice-président américain, Mike Pence, et le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou.

Six mois après sa levée de fonds, NOMAD EDUCATION, leader de l'éducation mobile francophone, lance ses quatre premières applications mobiles à destination des futurs bacheliers et étudiants du continent africain.

Candidat à l'élection présidentielle en France, Emmanuel Macron, du haut de ses petits 39 ans, devrait-il être le candidat à abattre, notamment, par les électorats de droite et d'extrême-droite, juste parce qu'il dit la vérité ? Voici ce qu'il a déclaré, en marge d'un court séjour, à Alger, en février : « La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie. Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant nos excuses à l’égard de ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes ».

Contrairement aux pronostics qui le donnaient gagnant, le Camerounais, Issa Hayatou, n'a pas été réélu président de la Confédération africaine de football (CAF), ce matin, à Addis Abeba. Il a, nettement, été battu par le Malgache, Ahmad Ahmad. Jusque-là illustre inconnu.

Quinze jeunes chercheuses exceptionnelles, sélectionnées parmi plus de 250 candidates dans le cadre de la 19e édition du Prix L'Oréal-UNESCO pour les Femmes et la Science, vont recevoir la bourse des Jeunes talents prometteurs internationaux. Deux Africaines font partie des 15 heureuses élues.

Pourquoi le philosophe français, Jean-Paul Sartre, a-t-il accepté d’introduire le livre de Fanon ? D’abord, parce qu’il apprécie la plume de Fanon ; ensuite, parce qu’il voudrait faire comprendre à ses compatriotes que la politique coloniale française a échoué, que le Nègre s’est mis debout et que la violence qu’il a subie injustement se retournera tôt ou tard contre l’oppresseur.